Friday 14 May 2010
Tuesday 29 July 2008
Seaman's Club, Aden [Yemen]
One Eyed Silver, Bobo Balou & Le Saint venaient a peine d'arriver en ville. La matinée, bercés par la chaleur émanant du rocher volcanique et la fine poussière, ils avaient trouvé non loin de leur bateau amarré une sorte de club ou ils pouvaient enfin épancher leur soif. A près de 4$ la canette, c'était cher mais ils le méritaient. Les locaux avaient l'air joviaux si ce n'est saouls a coup de bouteilles de vodka ou de whisky local, en pleine journée du Vendredi, Aden avait l'air d'être une bulle en dehors du monde islamique dans lequel ils naviguaient depuis plus de 3 semaines maintenant. Le sourire aux lèvres au gout de sel, ils, surtout One Eyed Silver, avaient remarqué quelques représentantes de la gente féminine, elles toutes aussi enclin a la boisson. Une surprise agréable en plus, Aden au fur et a mesure des heures passées devenait de plus en plus attrayante. Ils savaient maintenant ou ils allaient passer le reste de la soirée. Balou, tout innocent qu'il était, trouvait exceptionnel que des femmes portant le hijab se découvraient devant lui avant d'enquiller un énième verre de vodka. Le Saint quant a lui semblait suivre tout ça un peu de loin, comme s'il hésitait entre partager l'euphorie naissante et plonger en elle de tout son corps. Il était encore tot. Afin d'éviter de se ruiner en bières et ne voulant pas avoir des souvenirs seulement confins au Seaman, ils décidèrent de partir en reconnaissance du Cratère. Les poches de nouveau pleines d'argent, la pause ne dura pas longtemps et une heure plus tard tout au plus, ils se retrouvèrent attablés de nouveau au Club autour de bières fraiches. Cette fois ils étaient les seuls hommes présents, les demoiselles de cet après midi étaient, elles, encore la! Elles étaient originaires de contrées avoisinantes, éthiopiennes ou somaliennes, et quelques unes parlaient un peu l'anglais. Après quelques flatteries coutumières, présentations sommaires et mains baladeuses, elles se joignirent au groupe. Silver comme a son habitude, appréciait l'attention de quelques doigts amhariques glissé dans son pantalon, Balou & Le Saint, eux, restaient encore stoïques, habitués au comportement de leur capitaine: n'était-ce pas lui qui au sortir d'un restaurant chinois a Port Said demanda a deux jeunes filles accompagnant un homme arabe si ce dernier était jaloux, s'il les traitait bien ou enfin s'il y'avait moyen de partager leur compagnie. Ils l'ignorèrent tous les trois. Le cas était différent ici, les bières coulaient a flot et il n'y avait pas de concurrence. On décida de passer au gin, avec du 7-Up et des glaçons taillés dans le bloc. Il se faisait tard et aux environs de 9 heures, Roudah la serveuse un peu ronde au visage charmant, nous demanda de finir nos verres ailleurs, juste derrière une porte dérobée, sur une terrasse aménagée en piste de danse, avec vue sur le bateau et le Prince of Wales Quay. Il y'avait une sorte d'estrade ou il y'avait divers instruments musicaux, encore seuls... Nous avons appris alors que nous étions dans le Club proprement dit et que celui ci ne fermait jamais avant 4 heures du matin. Notre petit groupe était devenu plus grand, en plus de nous 4, 3 ou 4 filles s'étaient assises a notre table. Tout le monde était déjà bien emmeché et chacun avait sa compagne attitrée, même le gauche Bobo Balou. La jeune fille assise à coté de moi avec les cheveux courts et qui était assez brusque dans ses caresses, insistait vouloir être ma sœur et me présenter la fille que je voulais. Elle pointa du doigt les demoiselles de notre assistance et ajouta en fin de mouvement "... et Roudah", la serveuse du bar au visage si charmant. Avec une sorte de sixième sens formé dans ce type de bar et au cours de mes voyages, j'ai senti qu'elle serait ma planche de salut. Je l'ai donc choisie, comme elle était celle qui tolérait les simagrées des filles au bar et que ce n'était pas une "professionnelle", j'ai en fin de compte passé une charmante soirée en excellente compagnie. Elle m'effeuillait du Qat avant de me le présenter a la bouche, me passait l'embout de la Chicha, parfumée à la pomme, encore humide pour être passé par ses lèvres. Pendant ce temps là, les bouteilles à ma gauche s'amoncelaient, les bières aussi, suivis de plats chauds et encore plus de boissons. Le Qat est un coupe faim mais aussi en ce qui me concerne, ne se mélange pas avec l'alcool, je prenais une rasade d'eau de temps en temps afin de garder la boule verte dans ma joue encore humide. L'effet pointait son nez et je me suis assez vite retrouvé coupé de tout, écoutant d'une lointaine oreille les tubes du Moyen Orient auxquels les musiciens rajoutèrent quelques grands succès de Raï en mon honneur. Encore plus de feuilles, encore plus de fumée, j'ai payé quelques bières à mes hôtes qui étaient beaucoup moins assoiffés que les éthiopiennes ou somaliennes à ma gauche. J'étais comme dans un état de grâce, bercé par la musique, le charme quasi érotique de Roudah qui relevait le coin de son voile pour fumer sur le narghileh ou pour glisser délicatement dans sa bouche quelques feuilles de Qat en plus. Je jetais de temps a autres un coup d'œil sur mes voisins et souriait aux intrigues naissantes entre filles, entre les filles et un homme efféminé qui semblait apprécier énormément Le Saint. Plusieurs fois des insultes ont volé entre eux, sous l'indifférence des intéressés qui ne voyaient rien au jeu d'échecs qui se jouait sous leurs yeux. Je discutais avec une amie de Roudah sur la nature de mes cheveux et le peu de soin que je leur prodiguais quand le serveur, qui savait que je parlais un peu l'arabe vint me voir au sujet de l'addition. Je payais à la commande, il devait donc s'agir de la table d'amphitryons. Il m'explique qu'il avait présenté la note aux messieurs et que visiblement aucun d'eux n'avait compris, ou fait mine d'avoir compris, combien ils devaient. Le Saint avait environ 100$ qu'il paya presque sur le champs en attendant sa monnaie, Silver qui dansait avec sa compagne dans un état d'hebrieté avancé se foutait totalement de l'addition. Balou lui était dans une sorte de transe admirative devant sa voisine, une arrivée tardive qui s'était mis en retrait du groupe et ne buvait qu' occasionnellement. Le hic c'était que l'addition était de 500$, j'avais de la peine à le croire surtout que certaines de leurs commandes avaient été payées de suite. Je fis un compte rapide, il y'avait plus d'une trentaine de bières, 3 bouteilles de vodka et gin, un nombre incalculable de 7-Up, de plats cuisinés, de serviettes en papier... tout était facturé. Je me retourne vers la table et les 3 continuaient a vaquer à leurs occupations avec la gente féminine. J'ai essayé d'expliquer au serveur que certaines bouteilles et plats étaient déjà payés mais il soutenait que ceux ci ne figuraient pas sur l'addition... Ne sachant pas combien ils avaient bu, eux non plus d'ailleurs, et voyant qu'ils étaient très peu intéressés par la résolution de l'énigme, je me suis lavé les mains royalement et indiquait finalement au serveur de voir ça avec eux. Roudah, qui travaillait la journée au Club, vint à ma rescousse et affirma que je ne faisais pas partie de la table incriminée. Je me retourne donc vers le narghileh et les lèvres humides de Roudah, me félicitant intérieurement d'avoir jeté un semblant de dévolu sur elle. Finalement interpelés par Le Saint, Balou & Silver se joignirent à la conversation, ainsi que toute la tablée. Certaines disaient que oui, d'autres que non, on chuchotait aux oreilles le nom d'Ali Baba, en allusion aux 40 voleurs, les gars de la sécurité s'en mêlèrent et un silence s'établit. Silver, avec l'énervement qui le caractérisait quand il était saoul, se dirigea vers la caisse et régla le différent avec les 400$ qui manquaient. Tout encore sous l'effet du Qat, je dis bonne nuit aux quelques personnes autour de ma table, Roudah me demanda de l'embrasser en guise d'au revoir, et juste quand j'approche ma tête de la sienne, elle releve son voile pour la dernière fois et m'offre ses lèvres au gout de pomme. Sur le chemin du retour, Silver, Balou et Le Saint ruminaient leur folle dépense et quelqu'un suggéra de partager les frais. Je ne dis rien mais quand l'idée refit surface plus tard dans la soirée sur le bateau, je leur ai rappelé que bien qu'en partie en leur compagnie, je n'étais pas a leur table. Il me semblait que seuls eux devaient se partager le prix de leur vanité. Depuis ce jour, en souvenir du fiasco, en souvenir de Roudah et de ses lèvres délicates, quand on me demande mon métier je précise: Seaman!
Monday 17 March 2008
Choses Promises...
Voila... Ça fait un peu près plus d'une semaine que je suis rentré de mon dernier voyage qui m'a emmené sur les cotes de la Corse, la Sicile, la Grèce et la Turquie. Le voyage dans son ensemble fut assez agréable mais je me rend compte que j'ai quelques difficultés a partager un espace restreint avec des gens avec lesquels j'ai peu d'affinités ou au contraire beaucoup d'antagonisme. Ou est-ce tout simplement un certain refus de ma part de l'autorité naturellement présente sur un vaisseau? Enfin... Toujours est il que naviguer avec d'anciens militaires, britanniques qui plus est, ne me convient pas. Cette conception désuète que la plupart ont de leur mission salvatrice et civilisatrice me dégoûte, de part mes origines; l'idée que les anciennes puissances coloniales ont en quelques sorte rendu service aux populaces asservies me révolte et l'entendre aujourd'hui m'étonne encore, alors que le fait peut être le plus important du siècle révolu ne soit justement pas la chute du communisme, ni les divers génocides mais bien la fin des colonies et de ses privilèges... J'arrête la ma diatribe, le voyage s'est quand même bien passé, je n'avais jamais été en Corse avant, ni en Sicile, ni en Grèce, ni en Turquie et mis a part quelques différents notre équipage fonctionnait bien. Le rythme peu soutenu avec lequel nous naviguions m'a une fois de plus montré combien je me sens bien dans cet élément et comme j'ai hâte d'arrêter d'en faire mon métier. Cette possibilité d'accéder a des endroits merveilleux par la mer est un émerveillement perpétuel. Du coup, quand je suis rentré de nouveau a Paris après près de 3 semaines en mer et que l'on m'a appelé pour emmener en bateau d'Espagne jusqu'en Thaïlande, je n'ai pris que quelques heures pour me décider a accepter... Au moins 2 mois en mer cette fois ci, la suite au prochain épisode :)
Saturday 9 February 2008
Year of the Rat
Ok, I've been very very lazy lately here... The truth is that I haven't done much for the last few months, so I reckoned there wasn't much to write about! Anyway, in this auspicious new year, I promise to be more dedicated :) Starting from next week: I'm going on a delivery from of south of France to Turkey in a few days, hopefully it will be an eventful trip...
Libellés : [EN]
Tuesday 4 December 2007
Monday 12 November 2007
Wednesday 31 October 2007
Wednesday 12 September 2007
Leave Britney alone!
[Chris Crocker]
You can safely say that at least she has got some dedicated fans... In your face Kevin!
Tuesday 4 September 2007
Une Tragédie...
Le Ministre N. Sarkozy visitait une école primaire et il se rendit dans une des classes.Le professeur et les élèves étaient au milieu d'une discussion sur les mots et leur signification.Le professeur demanda au Ministre s'il voulait bien mener la discussion sur le mot "tragédie". Alors l'illustre meneur demanda à la classe un exemple de "tragédie".
Un petit garçon se leva et proposa : "Si mon meilleur ami, qui vit dans une ferme, était en train de jouer dans le champ et qu'un tracteur lui roule dessus et le tue, ce serait une tragédie".
"Non", dit Sarkozy, "Ce serait un accident".
Une petite fille leva la main : "Si un bus scolaire transportant 50 enfants tombait d'une falaise, et que tout le monde serait tué à l'intérieur, ça serait une tragédie".
"Je crains que non", expliqua Sarkozy. "C'est ce qu'on appellerait une grande perte".
Le silence se fit dans la salle. Aucun autre enfant ne se porta volontaire.
Sarkozy chercha dans la salle. "N'y a-t-il personne ici qui puisse me donner un exemple de tragédie?"
Finalement, au fond de la salle, un petit garçon leva la main... D'une voix calme il dit: "Si l'avion Ministériel vous transportant vous et Cécilia était frappé par un "tir de missile ami" et était complètement désintégré, ça serait une tragédie".
"Formidable!" s'exclama Sarkozy. "C'est exact. Et peux-tu nous dire pourquoi ce serait une tragédie?"
"He bien", dit le garçon, "il faut bien que ce soit une tragédie,car ce ne serait certainement pas une grande perte, et probablement pas un accident non plus.
Wednesday 8 August 2007
Friday 27 July 2007
A Few Postcards...

Another lovely sunset... & Aguadulce Marina, off the cliff

Lagos, the old city...

Leaving Lagos... & Cascais waterfront beach

Camariñas & the Festa do Carme
Thanks to Mistas for the great pics!
Monday 23 July 2007
Mutiny on the Tibby
Here goes, my breakfast lasted over a day I know, but it was sunday, hehe... I got down to Saint Tropez on a beautiful day, switching from train to bus to finally end up on the pier in front of what looked a very well equipped and looked out for Hallberg Rassy 42. I was there before everybody else so the owner invited me onboard for a little beer as we chatted waiting for the rest of the crew to get there. The preparations were quite thorough, I went up the mast, where i caught a bird's eye view of all the bay around Saint Tropez, we bubble wrapped almost all the saloon to keep it dry and from gettin the odd scratches. I felt the skipper knew what he was doing and eventhough he seemed a bit dry in some ways, I was lookin forward to goin out to sea... That's until he came back with our food: I unpacked tins and more tins, the only fresh vegetables we had were a bag of potatoes and a bag of onions.. oh and a few peppers... The rest of it was basically cans of diet cokes and corned beef. The plan was then to go out to sea for the full trip without hittin land, a full two weeks or so, I imagined what we would be on within a week... Anyways, DC, the skipper, seemed a decent bloke under the hard veener and we set off on a beautiful morning with little wind. As we left the bay we had our first encounter with what become a recuring sight throughout the whole trip: a fin whale.. What a great omen, I thought, barely out to sea and sea life was already surrounding us. I was my first fin whale in its natural habitat and even if it was a rather small sized one I was chuffed. I later learned that actually the whale, now named Desiré by the local press was an orphan calf now roaming the southern french mediterranean coast from Monaco to Marseille... So we headed south and I was starting to hope the winds would keep away so we would have to stop somewhere in the Med.. Ibiza was on the track and I kindda like the idea of spending an afternoon on one of Formenterra's naturist beaches, hehe... But that was not to be the case, clearly we were on a schedule and we were going to stick to the original plan, we left the party islands to the west and kept hitting south towards Gibraltar. The mood on the boat was a bit tense with DC constantly picking on the other crew member, Mistas, and for no particular reason at all. I thought nothing of it at first, supposing that it was DC's way on setting out the pecking order on the boat, he was boss, i was second and Mistas was well, getting all the heat. It was unfair, Mistas had more experience than I had for example, he just lacked the tickets.. Of course DC was the Million Miles Skipper, so we had no ground to stand on. I guess Mistas being the reasonable man that he is, just let it slide on his feathers. We were still gettin daily sightings of whale blows, for the first week we saw at least whale a day, bottlenose dolphins went almost unnoticed ... almost, I was on the bow once when a pod came over to "play" and one of them turned on its side, and looked at me... I could clearly see his eye starring me down a few feet away with some kind of inquisitive love, no fear, no anger, as if he knew I was enjoying this as much as he was. I know it's a bit daft to give animals feelings and characters that we only human claim to have, but I really felt close, we were linked under the sun & the bow wave... Moments like these always obliterate all the negativity in me and around me, DC and his antics could not touch me. His cooking did though, we were blessed with his creativity, one night we got cassoulet out of a tin mixed with 10min couscous, clearly food was just another energy source for our skipper, much like diesel, to be washed down with nutrasweetened soda... A week had passed and the Rock, Gibraltar, was just ahead of us, we squeezed through the straights at night in one the busiest waterways in the world and finally got into the Atlantic Ocean. That was my first real sailing trip in the Med over, most of it done under engine as the winds were either too weak or on the nose. By that time we had to stop somewhere for a refill. of diesel at least, I mentioned Lagos, since I had been there only a month ago and that it was a good stop before passing the Cabo Sao Vicente and the northern route to well, the north hehe... So Lagos it was, we got there early morning, moored up, ran for the soothing showers and the cold beers :) The conditions for the rest of the trip weren't lookin great too, the wind was northerly/ northwesterly and DC didn't want to skim up the coast in fear of traffic. Needless to say that when I mentioned that I didn't see much traffic last time around, it fell on deaf ears. We stayed there a day and a half before we packed up and hit out west, DC wanted to do some 300 miles westwards so he could cut back up directly towards England... Another plan that fell through, after another day and a half sailing in strenghtening winds and rougher seas, we decided to turn back and go to... Lagos, lol. 3 days for feck all and we were on a schedule remember! Actually it wasn't worthless, I was on the helm lookin ahead one morning when I heard a blow just over my shoulder, I looked to the side and right there, some 5 metres away was a huge fin whale, the visible part, around the fin, was as big as the boat, that's like 13 metres and without the head or tail I couldn't stop thinkin how big the beast was and how surprised it must have been coming up for air so close to me! Another of those I-Love-Life moments, memorable! We had a steady force 8 wind on that trip and maybe that's what pushed Mistas to tell DC to give a little more respect if he wanted some in return. Our second stay in Lagos turned out to be the one that bonded us, Mistas and I, we felt like a mutineering crew, our humour being our deadliest weapon! So, goodbye Lagos and up north we go, following the coast this time, the winds had died down on us again so by the time we got half way up Portugal it was time to duck in for more juice, and guess where we end up? Yes, Cascais, another port I had visited on my last trip, which was lookin more and more like is one. We left the next morning, planning another stop on the northern spanish coast before crossing Biscay.. Camariñas it was, and yes by that time I was thinking we were heading into a force 11 in the Bay, just like last time. That trip to Camariñas led to my first blown out conflict with DC, as we were approaching the little gallician village, he inadvertently mistook a light for another and I pointed it out to him: Million Miles Skipper told me to shut up, wait and see that I was wrong... Well, as we passed the light on a spit of land with froth all over it (this is called the Costa do Morte) I guess he noticed that maybe he was wrong so he went into some kind of mute snit and I was singin to my heart's content, hehe. I didn't say anything, neither did he, but things got worse from there on. We got there on the break of dawn, waited for the pump to open, filled her up and left. It was the 16th of July, the yearly patron saint's festival, with bands all over town and fishing boats covered with flags and palms. They go out to sea on a procession where they abandon the statue of Carmen in offering. But clearly, we were in a hurry, so we left like 15 minutes before the procession... Running like sheep to the slaughter, I mean we had been at sea for over two weeks now, how was an hour or two hanging around enjoying the festivities going to delay us? My mutineering friend and I now spent most of our time together chatting away, criticising the lack of savoir-vivre of our Captain. Surprisingly Biscay was flat all the way, like a pond, we barely touched the sails, engine on most of the time until we finally reached the british south coast and its gorgeous summer weather.. It had been raining for two months there and our arrival didn't change anything, my watch approaching the Isle of Wight was the last dry one and my last conflict with DC... More lights, more confusion, this time he asked me why I was always double checking what he said and that he had done navigation before... Maybe because all human beings can make mistakes? And that an extra pair of eyes is a advantage rather than a threat? I guess when you have a Million Miles under your belt, you are far from the days where the beauty of sailing is that it is a constant learning curve, that everyday brings its load of surprises and challenges.. Overblown Ego doesn't help, I have learned that we all must stay humble in the awe that the mighty Sea inspires!
Sunday 22 July 2007
Fin Whale!
Yay! Made it back safe and sound... The trip lasted just over three weeks and was a very interesting experience with a totally moronic individual. Just got up, am at home, will have breakfast, recollect my thoughts and lay them down here in a few hours...
Libellés : [EN]
Friday 13 July 2007
Saint Tropez - Lagos - Cascais
Wednesday 20 June 2007
Same Again? La Même?
Well, I'm only just in the door and it's time to think about packing again.. Where for? Saint Tropez and its "luvely" people to take a boat all the way back to England. When? Next week... What? A Hallberg Rassy, swedish made and around 40ft... Clearly I made a good impression!
Je viens a peine de rentrer et c'est deja l'heure de repartir... Destination Saint Trop pour ramener une suedoise de 12m jusqu'en Angleterre... Je regarde sur la carte et je vois des iles, des plages, des boites de nuit et apres ça la Costa do Morte! hehe...








